... C'est ici que ça se passe ! En attendant un forme plus élaboré de ce blog.
Vous pouvez donc me posez des questions pratiques pour préparer votre prochaine expé en Himalaya...
Et uniquement en Himalaya. Pas la peine non plus de poser des questions sur le trek, il y a d'autres forums bien plus pertinents que celui ci. Navré.
Pour la réponse, pas de souci... même au Népal je reste connecté, sauf au camp de base bien sûr !
Pour info, le livre que nous avons signé avec Jean Annequin," Les plus beaux sommets du Népal" aux Editions Glenat est aussi un bon début.
A bientôt donc
salutations himalayennes
Paulo
Salut Paulo,
apres une premiere experience au Baruntse l'an passé , j'ai bien envie de remettre ça. et ton bouquin me donne vraiment envie de regarder de plus pres le Dorje Lakpa ( il est tellement beau! et peut etre pas si difficile que ca)
Pourrais tu completer l'info de ton topo par des photo , conseils , et autres mises en gardes eventuelles pour que je puisse avoir une vision un peu plus precise sur ce beau sommet
.
PS: je n'ai trouvé aucune info sur le net.
en te remerciant
pierre
Posted by: pierre le blanc | 09/10/2009 at 10:56 PM
Bonjour Paolo,
J'aimerais effecuter l'ascension du Tharpu Chuli dans les Annapurnas.
Pensez-vous que cela est envisageable en direct à partir du camp de base annapurna, sans camp avancé, avec une bonne acclimatation ??
Merci
Salutations montagnardes
Stephane
Posted by: Stephane | 09/11/2009 at 11:25 AM
Bonjour Stéphane,
En fait dans ta question, tu n’exprimes pas les raisons pour lesquelles tu souhaites faire cette ascension express. Manque de temps ? Problème de logistique ? … de permit ? Défi sportif ?
Plus concrètement, le Tharpu est un superbe petit sommet. C’est d’ailleurs celui que je préfère dans cette région des Annapurna. Par contre, cela me semble une très grosse épreuve que de partir directement des lodges de l’ABC. Surtout à cause des moraines et du glacier, pas très marrant à traverser au tout petit matin. Je te suggèrerais plutôt un bivouac minimaliste au camp de base avancé à la limite du glacier ou même plus bas au camp de base, en face de l’ABC. Puis, le deuxième jour, le sommet et un retour à l’ABC. C’est déjà une très grosse journée.
Voili, voilou. N’hésites pas si tu as d’autres questions
Avec mes meilleurs Namasté
Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 09/15/2009 at 04:46 PM
Namaste Pierre,
Le Dorje est vraiment un très très beau sommet et j’aime bien le fait qu’il ne fasse que 6966 m !!!
J’ai bien des photos, mais je ne sais pas si j’arriverais à retrouver les diapos de l’époque.
Du côté des infos, il existe un reportage de Pascal Tournaire dans Montagne Magazine sur l’expé de Terdav avec Michel Pelé.
Et, pour mieux se rendre compte de la voie, il faut étudier la photo de François Damilano en page 57 de « Sommets du Népal ». On y voit bien les emplacements des camps et comment en poser d’autres dans le cas d’une progression douce par paliers. Perso, actuellement j’en ferais 4, dont le dernier dans la combe juste avant le sommet.
Question difficulté… la cotation D me semble pertinente. C’est peut-être pas beaucoup mais c’est loin d’être anodin en Himalaya. Et cela dépends bien sûr de la manière d’aborder l’ascension. Je ne pense pas que le Dorje ai été réussi en technique alpine à ce jour (ou alors tout récemment). Mais, il n’y a pas non plus d’information sur la mystérieuse cordée anglaise de 1971.
Sans corde fixe c’est un projet d’envergure qu’il ne faut pas sous-estimer, à cause de l’arête au-dessus de notre camp 2 de l’époque à 6100 m et surtout à la descente.
Bonne préparation
@+
Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 09/15/2009 at 05:23 PM
SAlut Paulo,
Je vois que plusieurs agences Népalaises prevoient 15 jours au dessus du CB. Je suis surpris ca me parait bcp, mais ils sont tous alignés sur ce chiffre.
Pour le Barunste on avait prevu 10j et utilisé 7.
Est ce dû à la difficulté de la course? ou au fait que le CB est bas en altitude ?
La combe sous le sommet doit etre environ à 6500-6600m? non ?
toujours a la recherche de l'article dont tu parles.
a+
pierre
Posted by: pierre le blanc | 09/16/2009 at 07:46 PM
Namaste Pierre, et voici une reponse depuis mon cyber préféré, en face de la Stupa de Boudhha… juste en partance pour l’Araniko, entre Dolpo et Mustang.
Pour ta question : “ Que penses-tu du besoin de corde fixes pour cette ascension”
C’est assez simple… Si j’avais le projet d’y retourner, ce serait exclusivement sans corde fixe, en progression douce par paliers et avec une micro équipe d’alpinistes népalais. Forcément, l’exercice est plus difficile...
Mais as-tu regarde du coté du Gurkarpo Ri, juste en face. La voie que nous avons réalisé en 2008 est très intéressante et juste un niveau en-dessous du Dorje. Elle pose donc moins de problème en technique alpine... c’est aussi une manière de dire que la technique alpine n’est pas reservé uniquement a l’élite, mais qu’elle nécessite quand meme un certain apprentissage (comme la progression continue d’ailleurs).
Pour ta remarque sur la durée des propositions sur les sites des agences népalaises, il faut savoir qu’elles sont (la grande majorité) spécialistes du copier/coller des itinéraires et des informations. Mais, il est tellement difficile de construire et de proposer un vrai contenu. Je pense que seulement 2 ou 3 agence ont réellement organisées une expédition au Dorje, mais ce n’est pas non plus un sommet classique.
La durée d’une expédition est souvent calculée en fonction du temps restant entre la marche d’approche et le trek retour avec la contrainte habituelle de 4 semaine ou légèrement plus.
Mais il y a peu de réflexion sur le temps nécessaire pour une ascension (et celle-ci en particulier) et encore moins du temps nécessaire pour les différentes formes d’ascension possible (progression en dent-de-scie ou progression continue, progression sportive ou plus douce, avec corde fixe ou sans, avec HAP ou sans). De mon coté, quand je prépare une ascension, j’essaye maintenant de faire un diagramme idéal (et forcément théorique), en “progression douce par paliers” avec quelques jours en plus pour anticiper des aléas ( retards, météo, problèmes physiques ou de santé).
Au final, on s’apersoit que le créneau est toujours assez court. Mais, c’est la meme chose en progression en dent-de-scie.
Plus concrètement, voici ”le cas d’école” du Dorje :
J1, repos au camp de base, préparation
J2 & J3, transport du matériel au camp 1
J4, 1ere nuit au camp 1 et début de l’ascension.
J5 & J6, 2 jours pour installer et dormir au camp 2
J7 et J8, 2 jours pour installer et dormir au camp 3
J9, camp 4 dans la combe sous le sommet. Mais ce n’est peut-etre pas judicieux, surtout en technique alpine… ???
J10, sommet et descente au C3
J11, descente au camp de base
Donc effectivement, 15 jours est une periode assez longue mais pertinente avec un peu de temps en plus et en prenant en compte l’équipement de l’arete en corde fixe.
12 jours me semble pertinent mais laisse moins de marge et 8 jours correspond a de la technique alpine après acclimatation.
Cette durée de 15 jours correspond aussi a une difficulté technique un peu plus importante que pour le Baruntse ou le Tilicho.
Il faut savoir que l’acces au camp de base est assez simple 6 jours depuis Kathmandu + 1 jours de breack a Kiangjin ou Langshisha. Seul point noir, la traversée de la rivière en face de Langshisha Kharka. L’idéal étant de trouver les grandes planches cachées par les villageois et de refaire le pont.
Le passage clef…?
C’est l’arete au-dessus du camp 2 classique. La pente est juste un peu trop raide pour etre parcourue les mains dans les poches (entre 45 et 55), surtout a la descente avec la fatigue du sommet ou un gros sac.
Le glacier entre CB et C1 ne pose pas de problème. Par contre, l’acces au camp de base est un peu complexe avec une descente de moraine pas très cool et un parcours ensuite un peu chaotique.
La combe sous le sommet est bien aux allentours de 6500 m, mais je n'ai pas la carte sous les yeux.
Voili voilou, je pense avoir repondu a tes differents mails… Navré pour les accents manquants mais je suis encore a Kathmandu.
Avec mes meilleurs salutations himalayennes
Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 09/18/2009 at 03:13 PM
@ Pierre
J'ai un article sur le Dorje paru dans AlpiRando de 1998 ==> Communique moi ton mail, je te le fais parvenir :
philippe.arnaud(at)areva.com
@ Paulo
Bon séjour, nous on profite à distance et par procuration !
Posted by: Philippe | 09/18/2009 at 03:34 PM
Paulo, vraiment merci de passer du temps à donner ce type d'info .j'aprécie bcp.
mon mail :pierre.le-blancàwanadoopointfr
Posted by: pierre le blanc | 09/18/2009 at 07:55 PM
bonjour Paulo :-)
j' épluche toujours ton site avant de faire un itinéraire !
l' année prochaine, on traverse Makalu-Chuckung.
et ton Sanu Baruntse à 6529 nous fait saliver.
le problème c' est qu' au delà du F / PD, on cale..............
il est comment, ce sommet ?
d' après la carte et les photos, c' est le sommet qu' on voit en rocher
à gauche depuis le camp 1.
je suppose que jusqu' au plateau 6400 m, c' est roulant en empruntant l'
itinéraire du camp 2 et qu' après il faut faire un grand arc de cercle
sur la gauche, mais là qu' est ce que ça donne ???
Rocher ? Glace ? Rimaye ?
si tu pouvais m' éclairer en deux ou trois lignes, ça me permettrait de
prendre une décision.
merci par avance :-)
ps : je suis déjà passé chez toi aux Hières il y a deux ou trois ans, on
a pas mal parlé du Langtang.....et le thé était excellent !
Armand Véron
Posted by: Armand | 12/10/2009 at 09:43 AM
Salut Paulo,
Tu me raconteras ton épopée au Ratna car c'est un sommet qui m'a fait rêvé...
Pour le Langtang Ri j'aurai souhaiter voir un peu ce que tu avais envisagé comme ascension (avais tu réussi à contacter les Japonais qui l'ont fait ?). As tu des photos ?
Qu'elles sont les pbs qui ont fait que tu as changé d'objectifs pendant l'approche ? J'ai cru comprendre que l'approche était plus longue que celle envisagée.
Penses tu y retourner ?
Bon retour dans le fourbis français du moi de décembre !!!!
Jean
Posted by: Jean | 12/10/2009 at 09:47 AM
Salut Paulo
Je serais curieux d'avoir ton avis sur le lyophilisé tu sembles ne pas le recommander
@+
Posted by: Civera Serge | 12/12/2009 at 12:12 PM
Salut Serge, je vois que tu prépares toujours le Manaslu...
Ta question sur les lyph me fait sourire. Sincérement, tu trouves ça bon, toi ?
Et en arrière plan, j'y retrouve la réflexion sur notre société de consommation. Quelle est la vraie raison qui fait que les lyoph sont la base de la nourriture en altitude ?
Donc oui, je prends le moins possible de lyoph et voici un bout de texte qui explique ma réflexion actuelle avec comme exemple précis la dernière expé au Ratna. Bien sûr, pour moi c'est un chapitre des expés encore à approfondir et il faudrait que je me rapproche d'un diététicien pour conduire
une vraie étude sur ce sujet. A suivre donc.
Ratna : la nourriture d'altitude.
Pour la préparation de la nourriture la 1ère étape est de déterminer le nombre de repas et faisant le planning idéal de l’ascension. C’est le mode de
déplacement choisi (pour nous une progression continue par paliers) qui détermine le type d’organisation, ce qui signifie qu’il y a forcement
consensus sur la stratégie choisie. Il est possible de passer d’une progression continue à une progression par aller retour au camp de base, mais
l’inverse n’est pas possible.
Pour le Ratna Chuli :
24/10 arrivée au camp de base, nuit CB
25/10 repos, installation, repérage du c1 par l’équipe, nuit CB
26/10 portage C1, retour et nuit CB
27/10 montée au C1, repérage C2, nuit C1
28/10 montée C2, repérage C3, nuit C2
29/10 portage C3, nuit C2
30/10 montée et nuit C3
31/10 descente et nuit C4
1/11 sommet/nuit C4
2/11 sommet/nuit C4
3/11 sommet/nuit C4
4/11 descente et nuit C2
5/11 descente et nuit CB
Soit 9 jours de repas pouvant être arrondi à 8 jours.
Quelques points de repères
Dans l’organisation de la journée, les deux repas les plus importants sont le petit déjeuner et le repas de midi. Le repas du soir est plutôt simple, par
exemple une soupe améliorée.
Priorité aux aliments salés, car le sucré est souvent ressenti comme écœurant.
Le conditionnement des repas est très important pour faciliter le portage jusqu’au camp de base et vers les camp supérieurs.
Il est possible d’identifier trois « étage « d’alimentation.
Le premier étage : C1 & C2, soit 3 repas, il faut privilégier une nourriture proche de nos standard habituels avec comme critères principaux
l’appétence et la valeur énergétique, au détriment du poids. C’est l’étage du « comme à la maison… »
Le deuxième étage : C3 et C4, soit 3 repas, le poids devient un critère important et il faut faire un compromis entre appétence et poids.
Le dernier étage : celui du sommet et de la redescente : C4. Les rations sont moins importantes, avec une priorité à la boisson et au poids. Avec
éventuellement des aliments lyophilisés ou déshydratés.
Il est important de séparer les trois étages et de conditionner les repas par jours bien identifiés.
Qu'en penses-tu ?
@+
Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 12/12/2009 at 12:17 PM
Salut Armand,
Je suis passé par là-bas l'an dernier en faisant le Baruntse. J'ai une phot de ce SanuBaruntse . Ca m'a l'air facile . Pour ce qui est de la montée vers le CII bu Baruntse , l'an passé il y avait une crevasse assez grosse qui etait sécurisée par une corde fixe. passage à 30° d'apres moi. j'ai aussi des photos précises si tu en veux.
envoie moi un mail et de je te donnerai tout ca.
pierre
Posted by: pierre le blanc | 12/14/2009 at 08:49 PM
bonjour Paulo
une petite question: à partir de quel nombre de participants, une ascension "escargot" te paraît-elle impossible à réaliser ?
plus précisément, trois personnes en technique alpine sur la voie normale du shishapangma, ça te paraît jouable ou pas ?
à bientôt
filip
Posted by: philippe cacoye | 12/14/2009 at 09:01 PM
Bonjour Philippe,
Intéressante cette question, car elle soulève beaucoup de sujets... comme par exemple le niveau de fragilité acceptable, la répartition des efforts, la préparation.
D'emblée, je répondrais OUI, il est possible de choisir un déplacement continue et une progression douce, même à trois et même sur un 8000. Et puis, je connais un peu cette montagne.
Je pense aussi que c'est peut être l'occasion pour vous de vivre une superbe aventure, loin du barnum des autres expés. Bref, OUI c'est une bonne idée, exigeante et passionnante.
Bonne continuation et bonne expé
Salutations himalayennes
Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 12/28/2009 at 01:08 PM
Bonjour Paulo,
Je me permet de te questionner sur la progression lente... sur le Mustagh Ata (à voir si tu me réponds...).
J'ai pour projet de réaliser l'ascension à ski de ce sommet au mois de Juillet 2010. Mon pote a l'expérience du Mc Kinley en méthode classique... et j'ai pour idée de lui faire prendre conscience de l'autre méthode. Personnellement, je n'ai pas l'expérience de l'altitude mais comme lui une bonne condition physique (course, vélo et ski de rando) et "petite" expérience en montagne.
Bon à partir de là, comment projeter sur cette montagne (voie normale) un schéma prévisionnel d'ascension?
Les règles de bases sont : environ 300 mètres par jour, après la dépose au camp aller voir plus haut en repérage pour le C+1,...?
Est ce qu'on ne risque pas de passer plus de temps en altitude qu'en retournant au CB?
Le fait d'avoir son camp sur le "dos" n'est il pas un risque si le mauvais arrive car dans ce cas il n'y a pas de camp inf où ce protéger?
Merci pour le temps accordé...
A bientôt
Julien
Posted by: Lemaître | 12/28/2009 at 03:35 PM
Regarde Julien, c’est Noël, je te réponds presque immédiatement. D’ailleurs pourquoi veux-tu que je ne te réponde pas ? L’Himalaya est un domaine qui me passionne et de répondre à des questions me permet aussi d’avancer. Je vais y aller doucement :
1…, Le Mustagh Ata me semble le sommet idéal pour « une progression douce et continue », le profil de la pente est idéal et comme il n’y a pas de porteurs disponibles, cela simplifie le débat.
Pour imaginer un planning idéal, il faut partir du terrain et des camps classiques, puis comprendre pourquoi ils sont là et pas ailleurs (surtout pour un sommet classique et très fréquenté). Pour une progression douce, il faudrait relire un passage de mon dernier post « brève de comptoir » ou retrouver la compile des textes là-dessus. En clair, ce n’est pas la dénivelée entre les camps qui constitue des paliers, mais l’altitude à laquelle tu te trouves. Et il faut moduler l’espacement entre tes camps en fonction de l’altitude et du terrain car c’est la durée de l’effort fournit qui reste un bon indicateur. 300 m me semble toujours valable, mais plutôt pour les camps du haut. Actuellement entre 4500 et 6000, l’intervalle serait plus entre 400 et 600 max pour représenter 4 à 5 h d’effort. Mais de nouveau, c’est à chacun de trouver le bon dosage sans être formaté par des emplacements de camps soi-disant immuables. L’objectif est d’aller doucement pour ne pas être obligé de redescendre… avant le sommet.
« Est ce qu'on ne risque pas de passer plus de temps en altitude qu'en retournant au CB? » définitivement non, puisqu’en progression douce on met au final moins de temps, voir le Mamostong.
Pour le mauvais temps ?... Regardes l’exemple du Manaslu de ce printemps… Qu’en penses-tu ?
http://www.paulo-grobel.com/05_expes/Fiches_PDF/cr_manaslu/manaslu_acceuil.htm
@+ Et surtout bonne continuation. Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 12/28/2009 at 07:18 PM
Bonjour Paulo,
Déjà bientôt deux mois que nous sommes rentré.
Bien évidement nous voulons déjà repartir là-bas pour de nouvelles aventures. Après avoir hésité entre retourner dans le Khumbu, tenter un 8000, nous avons choisis d'essayer un 7000 "facile" : La putha Hiunchuli que nous avons trouvé dans votre topo "sommet du Népal", et coup de chance aussi sur ton site. Alors forcément nous avons plein de questions à te poser...
Pour éviter de faire les mêmes erreurs que cette année (monter à toute vitesse au sommet), nous aimerions essayer la fameuse technique de l'escargot, et il y a quelques détails qui m'échappe :
- Le poids des sacs : Combien au départ de France; de Katmandou; du camp de base ? Cette année nous avions sans tente, nourriture, ni cuisine et autre logistique environ 18kg chacun au départ de Paris. Même si une partie du matériel quitte le sac pour nous équiper, si l'on rajoute nourriture tente réchaud cela devrait faire des sacs proche de 20kg ?
- Emportez vous un caisson ? (A nouveau le problème du poids)
- Le matériel est porté jusqu'au camp de base, qui est ensuite déserté. Pour le retour j'imagine que vous y donnez rendez-vous à une équipe de porteur afin de redescendre le matériel?
- Pendant la marche d'approche, si vous avez recours à des porteurs j'imagine que vous avez des petits sacs de trek léger ?
- L'équipe népalaise qui vous accompagne au sommet : simplement une cordée de deux (le sirdar et son porteur) entièrement intégré au groupe ? Et comment présenter ce genre de technique de progression à l'agence ?
- Pour les vivres, j'ai vu que tu évitais les lyophilisés. Alors quoi (toujours le poids, mais aussi la conservation)? Et combien de jour de marge dans les sacs en cas de problème ?
Concernant le sommet lui même :
Nous avons lu dans le guide que c'était envisageable à ski, qu'en penses tu ?
Cette fois ci nous voudrions ne pas partir seul, mais partager notre voyage, si recruter via les forum et nos club d'alpinisme semble simple, c'est à nouveau plein de questions : comment sélectionner les volontaires ? Combien de personne mini/maxi ? Combien de temps faut-il pour monter une équipe ?
Désolé pour cette pluie de question, notre projet dois encore murir et prendre forme dans nos têtes avant de proposer l'aventure à d'autre personne.
Bonnes fêtes.
Guillaume
Posted by: Guillaume Merville | 12/29/2009 at 10:00 PM
Bonjour Guillaume
Tous mes voeux de réussite pour l'année prochaine et voici comme promis la réponse à tes questions. C'est toi qui fais pleuvoir à La Grave ?
Bonne lecture et dis moi, si des points sont trop imprécis.
@+
Paulo
- Le poids des sacs : Combien au départ de France; de Katmandou; du camp de base ? Cette année nous avions sans tente, nourriture, ni cuisine et autre logistique environ 18kg chacun au départ de Paris. Même si une partie du matériel quitte le sac pour nous équiper, si l'on rajoute nourriture tente réchaud, cela devrait faire des sacs proche de 20kg ?
Une première réponse clef… Ce n’est pas le poids total des affaires que tu as à transporter qui conditionne le poids de ton sac.
Donc à partir de là, comment tu fais ?
Et puis une autre réflexion, il me semble indispensable de travailler à une réduction du matériel utilisé et donc transporté. Et pour cela il faut commencer depuis le départ en France et même déjà dans notre pratique d’alpinisme. Avec un leitmotiv : comment faire mieux, avec moins ?
- Emportez vous un caisson ? (À nouveau le problème du poids)
OUI toujours et le plus haut possible, même si c’est une vraie contrainte. Mais à l’usage, je m’aperçois que nous avons de moins en moins de problèmes d’altitude à résoudre, c’est aussi la conséquence de la progression douce.
Beaucoup d’agences népalaises proposent de prendre de l’ox en médical, mais je pense que c’est une erreur… Voir l’accident au Manaslu avec expés.com en 2008.
- Le matériel est porté jusqu'au camp de base, qui est ensuite déserté. Pour le retour, j'imagine que vous y donnez rendez-vous à une équipe de porteur afin de redescendre le matériel?
OUI, pour la Putha Hiunchuli nous avons fait comme ça.
Mais cela dépend surtout des lieux, de la durée de l’ascension et du niveau d’engagement que tu souhaites.
Avec du recul, il n’est peut-être pas pertinent de renvoyer l’équipe du camp de base.
- Pendant la marche d'approche, si vous avez recours à des porteurs, j'imagine que vous avez des petits sacs de trek léger ?
Oui bien sûr. Entre 4 et 5, max 8 kg
- L'équipe népalaise qui vous accompagne au sommet : simplement une cordée de deux (le sirdar et son porteur) entièrement intégré au groupe ?
Pour l’équipe népalaise, c’est le sujet qui me préoccupe actuellement. Suite à l’expérience du Manaslu et du Ratna. Les points clefs :
Oui, il faut que les Népalais soient également en progression continue. Mais pour eux, en sautant les camps intermédiaires.
Il faut qu’il soit dans la même attention que nous pour leur équipement et leur nourriture.
Pour la nourriture, j’utilise actuellement un ravitaillement en dal Bath pour qu’il puisse manger ce qu’ils aiment le plus, avec des plats chauds préparés par la cuisine que les Kitchen boys apporte au camp supérieur, en fonction du terrain pas plus d’une journée de marche du camp de base.
Autre choix perso, c’est les Népalais qui choisissent, achètent et conditionnent eux-mêmes leur nourriture d’altitude. Encore un gros boulot où j’ai encore bien du mal.
Et comment présenter ce genre de technique de progression à l'agence ?
C’est effectivement un vrai problème et cela va dépendre de ta relation avec l’agence. Mais d’avance, je sais que c’est compliqué… En premier lieu pour trouver sirdar et HAP qui soit capable de progresser avec vous sans redescendre au camp de base.
- Pour les vivres, j'ai vu que tu évitais les lyophilisés. Alors quoi (toujours le poids, mais aussi la conservation)?
Autre sujet complexe, il faut relire la réponse que j’ai déjà faite dans ce blog pour le Manaslu. À l’avenir, il faudra préparer des listes type de menu qui fonctionne bien et aussi travailler avec un nutritionniste pour avancer dans une recherche de base. Et échanger sur ce sujet entre alpinistes…
Et combien de jour de marge dans les sacs en cas de problème ?
Pas de marge car c’est plutôt l’inverse qui se passe… On prend toujours trop
Concernant le sommet lui-même :
Nous avons lu dans le guide que c'était envisageable à ski, qu'en penses-tu ?
OUI, je pense que c’est une bonne solution. Car cela transforme les aller-retour entre les camps en superbe partie de ski car si, à la montée, on est chargé à la descente avec rien dans le sac c’est que du bonheur. C’est notre expérience du Shisha à ski, sans porteur ni corde fixe. Une très belle expé !
Cette fois si nous voudrions ne pas partir seul, mais partager notre voyage, si recruter via les forums et nos clubs d'alpinisme semble simple, c'est à nouveau plein de questions :
Comment sélectionner les volontaires ?
Il me semble que je privilégierais plus la capacité relationnelle à fonctionner dans le cadre d’un projet collectif. Et le fait d’avoir choisit un sommet abordable est aussi une première réponse.
Combien de personne mini/maxi ?
À toi de décider en fonction de l’aventure que tu veux vivre !
Il me semble que l’idéal tourne autour de 6,
+ de 6, il y a une réelle réduction des coûts mais une augmentation des problèmes à résoudre.
4 me rassure pour le côté intimiste, mais reste un peu fragile
2 c’est aussi super mais pour d’autres raisons !
Combien de temps faut-il pour monter une équipe ?
Pour un départ à l’automne, c’est bien de commencer tout de suite, avec un début concret de la préparation en milieu d’hiver.
Posted by: Paulo Grobel | 12/31/2009 at 01:07 PM
bonjour Paulo et bonne année :-)
je reviens auprès de toi à la recherche de quelques tuyaux sur ce sommet
que tu as baptisé.
j' ai ton bouquin chez Glénat, mais tu passes vite !
on est des trekkers qui faisons "camp de base du Makalu - Chuckung".
sur ton site ce sommet est tentant.
si j' ai bien compris : camp1 du Baruntse, 6100, on y passe avant de
descendre le col W.
de là on doit pouvoir monter sans trop de difficultés au camp 2 à 6400 m
si on se fie à tes photos.
mais comment celà se présente-t-il entre 6400 et 6500 ??
on n' est pas doués ( PD à AD- dans les Alpes ) mais on est bien
encadrés ( Adventure Géo Trecks )
ton avis nous aiderait dans nôtre choix de le tenter ou non car ça
risque d' imposer une nuit de plus à 6000.....
si tu avais un petit moment à nous consacrer; ce serait sympa.
merci d' avance ;-)
Armand
Posted by: Armand | 01/11/2010 at 07:20 AM
Salut Armand.
Appelle moi sur le 06 42 90 75 34 car je ne suis pas à La Grave.
Mais pour te rassurer, je pense que le trajet de base de la traversée est plus complexe que la partie ascension... Donc pas de souci !
Pour ta question, "comment c'est entre 6400 et 6500 ?"
De mémoire, c'est une arête pas très longue mais un peu effilée avec une corniche. Mais rien de bien méchant.
Le problème, c'est que tout le monde est obnubilé par les grands sommets ou "Le" sommet, sans rien voir autour. Moi aussi d'ailleurs mais je me soigne. Donc, il n'y a pas beaucoup d'information fiable sur cette ascension. Peut être une première ? Et certainement une incitation à faire ce détour et à publier un petit compte rendu...
Mon avis, c'est qu'il est capital de bien se concentrer sur la réussite de la traversée car la suite ne pourra se faire qu'à la condition d'être bien à l'arrivée sur le plateau. Et ce n'est pas si évident que cela. Car le plus gros problème c'est de s'occuper de l'équipe népalaise, alors que l'on pense que
ce sont eux qui vont s'occuper de nous.
il me semble qu'il n'est peut être pas nécessaire de dormir au camp 2 du Baruntse, ce qui évite une installation de camp plus complexe et surtout une probabilité de conflit avec les alpinistes du Baruntse, peut être d'ailleurs plus avec leurs sherpas.
Pour la question du nombre de nuit supplémentaire, perso j'en prévoirais deux ou mieux trois. Toute l'équipe pouvant être envoyer à l'abri, au camp de base du Baruntse.
Et puis, je ne crois pas un instant à cette phrase : "mais on est bien encadrés ( Adventure Géo Trecks )"
Ou peut être faudrait-il définir ce qu'est l'encadrement d'une ascension en Himalaya.
A suivre donc...
Allez, @+
bonne continuation
Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 01/11/2010 at 04:40 PM
Dear Paulo,
In 2006 we have had some contact about the Kongde. And you helped me wih some information about this mountain.
This spring we (a group of 5 persons from the Netherlands) go to Nar and Phu and are going to make an ascent of Bhrikuti from the South. We are there in Mai and we have plenty of days in the basecamp.
I hope that you can help me answering some questions.
Look at the picture of Lindsay Abbots article.
To make the ascent of Bhrikuti more interesting we could make a traverse to summit D. Or to climb B and make a traverse to summit A.
Do you know if the summits A, B and D have been climbed before?
And if these options are a realistic.
On your website you do the suggestion to make a traverse from Bhrikuti to Lagula (E) with one camp. To me it seems an enormous distance from B to E. What is your opinion about that.
Another posiblility to climb is Chibb Himal.
To me it seems possible to reach (easy) the col between Saribung and Chibb Himal. But than the arete?
Or do you have a suggestion for another route from the Northwest.
On the map “teri-map-3.jpg” on your website, you have drawn a line from Kayang over a high pas (5432 m) to the valley of the Labse Khola en than to Naar. Is it correct that you can walk this altarnative route to Naar?
I thank you for helping us. All the best to you,
Robert Eckhardt
Posted by: Robert Eckhardt | 01/11/2010 at 04:49 PM
Hello Robert,
I try my best en Anglais...
“To make the ascent of Bhrikuti more interesting we could make a traverse to summit D. Or to climb B and make a traverse to summit A.”
You can also open a new route directly to Lagula Banhiang…! And then, to Bhrikuti or Lagula.
"Do you know if the summits A, B and D have been climbed before?"
Really, I don’t known, and like Richard Salisburry or Lindsay Griffin, I am very confuse about all this peaks. It would be more clear after my spring trip. It’s not really important, but I fall in love with this small Damodar range, or more probably with a lady of Phu !!!
I think that some people climbed B before, from the Damodar Kunda side. Because it’s obvious. D is just a small hill, but with a great view on the Tibet side. It’s more a peak to do “en route” to Lagula.
A is the most interesting idea. And, I also will try to do this small traverse this spring. If possible, because the real goal of my trip is to explore the north part of Mustang, behind Gaugiri.
http://www.paulo-grobel.com/05_expes/Fiches_PDF/FT_projet_Bhrikuti_2010.htm
“On your website you do the suggestion to make a traverse from Bhrikuti to Lagula (E) with one camp. To me it seems an enormous distance from B to E. What is your opinion about that ?”
To have a better idea about this distance you can also look on the chapter Bhrikuti of my Pakarkang report from this autumn 2009. You have some good picture of the south flank of Bhrikuti.
http://www.paulo-grobel.com/05_expes/Fiches_PDF/cr_phu_09/pokarkang_asc.htm
If I should have this project, to climb Lagula (and of course, I want to come back from this side), I think I will plane two camps. One, on the summit plateau of Bhrikuti, and a second at mid way. There is a small shoulder there.
But as you known, I am mostly in a “snail slow climbing tactic”, with my groups.
This Lagula climb is really a very interesting project. Of course the peak is not allowed, and may be you have to walk in China ! But why not ? And this spring you can also imagine a traverse to joint the other side of the mountain, and then to come back to Phu by the “classic” Saribung Pass. May be, we have a chance to meet us before I leave to Tibet, on the beginning of May.
“Another posibility to climb is Chibb Himal…”.
Or the peaks just near.
“To me it seems possible to reach (easy) the col between Saribung and Chibb Himal. But than the arete?”
This Nord Ridge of Chibb was done by a group of yougs japaneses,in the early 2000, with fixe rope. I think, it’s a long ridge not so easy to manage, I will prefere the other ridge, from the West. You have to traverse a long flat on the glacier, but after the ridge look shorter and easier. But with some shorts steeps snow slopes and crevasses. You have to ask Jean Annequin about picture of this corner.
“On the map “teri-map-3.jpg” you have drawn a line from Kayang over a high pas (5432 m) to the valley of the Labse Khola en than to Naar. Is it correct that you can walk this alternative route to Naar?”
OK… This is the traverse from Phu to Naar . An I have done it alone in autumn 2008 after my second Mustang Phu project. At this time, we had the project to climb Khumjungar Himal, but some people get sick and we had to move more quickly to the Saribung Pass. From this pass we climbed Kum Lung with a traverse of Col Cler to De Hults Pass.
And this route, from De Hults Pass to Saribung Pass and then to Chhib West Ridge is a very nice and interesting project. Near Chibb, in case the ridge have too big crevasses you can also go right to a other small 6000 may be climbed before by the skiers group of Jean Annequin in autumn 2008.
This traverse from Phu to Naar, is really a very good trekking route, not so easy with a nepali staff. Have a look on this page…
http://www.paulo-grobel.com/05_expes/Fiches_PDF/cr_mustan2phu/cr_M2P_alpages.htm
But, I forgot to draw a map for this itinerary. If you need one, I can also take time to do that for you.
Have a nice time in Phu, this spring.
@bientôt
Paulo
Posted by: Paulo Grobel | 01/11/2010 at 06:50 PM
Salut Paulo,
on s'est rapidement croisé à La Grave il y a quelques jours pendant les rencontres Expé. Trop vite pour pouvoir discuter comme je l'esperais. A l'Automne 2008 j'ai fait le Baruntse et je prépare qque chose pour le printemps 2011 (que c'est encore loin !!) .Je t'avais evoqué le Dorje Lahkpa. Et tu m'as très vite repondu avec force details puis tu m'as dit que le Gurkarpo pourrait etre une meilleure option pour tenter un sommet un peu technique . J'avoue que je ne vois pas trop la raison . Alors si tu pouvais m'en dire un peu plus .... encore merci pour tout ce partage d'info
Pierre
Posted by: le blanc pierre | 01/29/2010 at 10:26 PM
Bonsoir Paulo,
J'envisage de faire le trek des 3 cols et j'ai lu que vous indiquiez la possibilité de faire le sanu baruntsé. Comme vous le dites il n'est pas référencé. Vous serait-il possible de m'envoyer une photo pour le situer. Hubert Dromard
Posted by: Hubert Dromard | 02/11/2010 at 05:48 AM